Nous ne sommes pas des adjectifs. Merde.

13.06.2008 | Nous ne sommes pas des adjectifs. Merde.

Superficielle.
Ce mot sonne comme un glas de nos jour.
Non content de nous classer, nous étiquetter, nous peser, nous critiquer, nous envelloper, nous marginaliser, nous analyser, et pas mal de truc en -er plus tard, la masse comme à juger notre relation intellectuello-physique.
Pour autant, le fait d'aimer les chaussures à hauts talons fait il de nous des évervelées joyeuses?
Le fait de mettre un 44 fait il de nous des pauvres choses, vieilles filles avant l'heure et qui moissirons quelque part entre leur dix chats et leur gateau à la fraise - ultime plaisir qui leur est resté?
Le fait de réussir un temps soit peu sa vie et sa scolarité nous entrainerait il dans les méandres de l'asociabilité et de la reclusion à perpétuité dans un univers de technocrate ennuyeux?
Ainsi, dans un monde beaucoup plus simple que le notre, tout pourrait fonctionner selon ce schéma et ce crédo : transformons les êtres humains en adjectifs. Blond(e), Intello, Superficiel(lle), Inutile, Charpenté, Voluptueux, Jaune. Et je suis sûre que ça plairait à certain. Mais bon sang de bon soir, c'est horriblement réducteur.
Nous ne sommes pas des adjectifs. Classer les gens comme ça c'est nier leur complexité et donc ce qu'ils sont. Les gens.C'est laid comme mot. Adjectiviser, c'est le début de la déshumanisation
Parce que oui, OUI , nous sommes des êtres complexes.
Nous avons des sentiments.
Des états d'âmes.
Nous possédons un Q.I qui peut valoir autant ( voir plus ? ) qu'un beau cul.
Nous aimons les chaussures à talons de 8 cm et Charles Baudelaire.
Nous voulons quelque chose ( ou quelqu'un) puis changeons d'avis.
Nous pleurons tout seul dans notre chambre pour n'importe quoi.
Nous sommes seuls parfois. Nous allons en soirée, nous buvons nous dansons. Mais on a 16 en cours.
Et c'est ce qui fait notre beauté.
"Debout les forçats de la faim"?
" Debout, les forçats de l'étiquettage"
Pour dire non, une fois pour toute aux traitements lapidaires à l'étiquetteuse de grande distribution.

Et: Je convoite ces chaussures. Elles sont de mauvais goûts? Tout est relatif.

22:35 Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

La superficialité et le conformisme c'est le repère des perdus du moi.

Ecrit par : Tom | 14.06.2008

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