Relativisons.

13.06.2008 | Relativisons.

Il faut savoir se vendre. C'est un diktat sans appel dans notre monde aujourd'hui. Je vais essayer de me vendre ici donc, à défaut d'avoir quelque chose de concret à vendre ( et de n'y voir aucune allusions grivoises) je vais essayer de monter quelque chose ici qui soit, sans but lucratif, un temps soit peu vendable.
Je ne prétends pas à egayer les rayons de luxe des magasins de la blogosphère, mais autant évacuer le stress et passer les longs instants d'oisiveté à élaborer quelque chose d'un minimum constructif. Il y eu un jour, il y eu un matin, et Salomé créa son blog.
Puis, un nouveau problème vint se poser à la jeune créatrice, fraichement enorgueillie de ses félicitations du troisième trimestre ( on se réjouit de ce que l'on peut, après tout). De quoi allait elle parler à la fin? L'interet, il est vrai, que l'on pourra porter à ses hypothétiques écrits pourra être moindre, sans l'être honteusement, car à part les tribulations d'une jeune en Jeunessie, il ne s'y trouvera rien de bien profond. Et, quoi! A bas le snobisme! Et n'est pas Homère qui veut. En guise d'avertissement donc, ce qui suivra sera, en bonne et due forme, d'une futilité et d'un creux quasi hors du commun. Salomé avait parlé.
Qu'on se le dise, la vie du lycéen n'est pas simple. Non qu'il soit proprement malheureux, ou proprement laid, ou proprement quelques autres choses pareillement. Le lycéen revendiquera toujours le droit de se plaindre. Demandez à un aveugle ce qu'il veut, il vous répondra voir, à un affamé, il vous dira manger. Et l'ado de revendiquer son droit à déprimer et son quart d'heure de spleen. Après tout pourquoi pas? Le monde est il créé pour que l'on s'y amuse sans plus de cesse que de reflexion à l'image de ces énergumènes de teletebies? On ne peut qu'en douter. Alors plaignons nous, dis-je. Plaignons nous, parce que c'est rudement agréable de se faire taper dans le dos. Plaignons nous par luxure. Plaignons nous, parce que c'est rudement agréable de se faire taper dans le dos. Plaignons nous par luxure et par choix.
Bien sûr, je ne parle pas ici du statut exceptionnel de déprimé chronique, je veux dire par là, celui qui sans le cesse plonge dans des idées plus noires que les profondeurs de mes notes de mathématiques. Du tout.
Mais je crie haut et fort. Plaignons nous. Plaignons nous, enfin et surtout, pour relativiser.
Qu'on se vexe à la moindre remarque, pour rosir de plaisir au premier compliment. Qu'on s'éloigne pour se rapprocher. Qu'on s'assombrisse de la fin de nos illusions, pour trouver la réalité plus belle. Et si un jour elle nous semble grise, qu'on regarde l'Histoire, et qu'on se dise : Mon dieu la vie est belle.
Ah, il est difficile à trouver cet équilibre du soi, je jongle, tout tombe. Je ne fait rien, et tout lévite. Autant laisser passer et comtempler patiemment le thêatre de la vie. La passivité a cette saveur qu'elle est soeur de l'oisiveté.

Dessin d'élo.

Et sinon, parfois je suis une ado normale. Jeune adulte. Laisse moi rire. Parfois, parce que Desfois, c'est nul.

22:17 Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

On comprend pourquoi t'as gagné le concour d'éloquence :)

Ecrit par : Tom | 14.06.2008

(l)

Ecrit par : Elo | 14.06.2008

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