14.06.2008 |
Il arrive que la vie prenne parfois un aspect étrange, voir à la longue une tournure totalement loufoque.
Que des fantômes du passé surgissent, et vous en conviendrez, c'est encore assez dans la norme et assez acceptable, mais recevoir un colombien parce que votre mère a dit oui à un prêtre, ça peut vous amener à la longue à devenir un peu folle.
La vrai question consiste à se demander si être la fille de sa mère signifie accepter ses délires altermondialistes à une semaine du bac, et la vrai réponse signifie oui, et en plus c'est une ouverture culturelle.
Tout ce que je sais de la colombie se limite à trois ou quatres clichés bien réducteurs, qui me font par ailleurs bien rire. Ainsi Georges ( ne sachant pas son nom, il a bien fallut le nommer) serait un peu enrobé ( 123 kg à peu près, euphémisme quoi), aurait de la moustache et un lama domestique, et nous demanderais avec le plus grand serieux '' tu veux de la drogue?" en agitant sempiternellement son sombrero assorti tout à fait à son poncho.
Pour revenir à quelque chose de plus serieux, et pour faire une transition un temps soit peu ( un tant soit peu?) potable, on va glisser sur la notion de voyage.
Et de dire, j'aimerais bien partir.
Partir comme ça, sans le sou, comme une vagabonde, et tout laisser tomber, pour enfin vois l'essentiel.
Arreter de rouspéter toute seule dans mon coin parce que j'ai perdu tel ou tel objet dans mon capharnaüm, ne plus pester contre ma libraire qui a un stock écoulé de Soljenystine, ne pas me formaliser de ne pas avoir pu voir un épisode de Bones ( oui, j'adore.) et ne pas sans cesse me vexer pour n'importe quoi.
Me dire que ma vie, c'est peut être pas Tchernobyl à la fin.
Et puis parler, rencontrer, vivre, sans se soucier d'un hypothétique lendemain.
C'est beau, de rêver, mais à part les 2be3 et " partir un jouuuur sans retour", c'est matériellement impossible, parce qu'il y a trop d'amarres qui nous retiennent ici, et pourtant qui n'as jamais révé de tout claquer?
Loin des considérations estetiques, sociales et élitistes, vivrions nous plus heureux?
Et sinon : Cet article est vraiment trop fouilli, faut que je révise pour le bac, je pars en Australie, j'aime mes amis et d'ailleurs Kirby-Elo écrit super bien. Les tragédies grecques sont fourbes et l'holocauste sacré dangeureux, flash back d'une amitié certifiée non conforme.
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